Archive juillet 2008
Samedi dernier, le 26 juillet, une partie de notre équipe a assisté à la cérémonie d’ouverture de la 13e édition du Festival International de Courses de Bateaux-Dragons de Montréal.

La journée était idéale et l’ambiance, des plus festives! : des dizaines d’équipes de bateau-dragon, des kiosques de tous genres, de la musique, la danse du dragon et des lions, etc.

C’est M. Timothy C.M. Chan, membre du comité consultatif impliqué dans l’organisation de ce festival, qui nous a invité(e)s à y assister. Nous y avons vu une occasion de rencontrer des Montréalais d’origine chinoise.
En fait, nous cherchions surtout à rencontrer des adolescents et des jeunes adultes qui seraient intéressés à partager leur histoire de vie. Jusqu’à maintenant, ce sont les plus difficiles à rejoindre et pourtant, leur histoire mérite d’être entendue!
Nous faisons donc appel à vous : si vous connaissez des jeunes Montréalais(es) d’origine chinoise qui seraient intéressé(e)s à nous accorder une entrevue, passez-leur le mot!
Voici quelques photos de la journée :

Rita attend la cérémonie d’ouverture, sous le soleil cuisant!

Les invités d’honneur, dont le maire Gérald Tremblay.

Des spectateurs à l’abri du soleil, sous leur parapluie.
(English follows)
Rita prend le micro:
Les immigrants arrivent dans leur nouveau pays avec un rêve. C’est le cas des immigrants chinois qui apportent avec eux leurs rêves et espoirs. Certains d’entre eux les réalisent, mais pas tous. Ils rencontrent plusieurs obstacles sur leur chemin et, malgré les choix difficiles et les sacrifices, la réussite n’est jamais assurée. Ceux qui échouent enfouissent leurs rêves au fond de leur cœur et continuent à vivre. Le rêve devient alors étranger à leur vie. C’est ici que mon histoire débute.
Un jour, j’ai demandé à une immigrante assez âgée quels étaient ses rêves. En réponse à ma question, elle a détourné la tête et son regard s’est perdu au loin. Tandis qu’elle se perdait dans ses pensées, son visage devenait de plus en plus pâle. J’essayais de comprendre ses émotions, mais son visage était muet. Je me suis concentrée sur ses gestes, mais elle restait immobile, dans la même position depuis le début de l’entrevue. Je savais qu’elle ressentait une profonde nostalgie.
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Jingbo prend le micro:
Je suis au Québec depuis 3 ans et demi et je pense toujours à retourner en Chine car les souvenirs que j’ai de ma ville deviennent de plus en plus vagues. De plus, je pense à ma famille…
L’activité de la Journée internationale d’histoires de vie (16 mai dernier) au Quartier chinois m’a permis de retrouver quelques souvenirs de ma famille. Même si nous fréquentons le Quartier chinois régulièrement pour faire l’épicerie, il y a toujours de nouvelles histoires à entendre et de nouveaux coins à découvrir.
Grâce à cette journée, je sais maintenant que, sur La Gauchetière, il y a un monsieur qui fabrique une sorte de bonbon depuis plus de 10 ans. Je sais aussi que Linda travaille au resto Jade depuis 23 ans et qu’elle est témoin du développement du quartier. Et la boutique des arts traditionnels du Parc Zhong Shan collectionne toutes sortes d’objets d’art. Cela me fait penser à la Chine.
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Priscilla prend le micro:
Partout au monde, il y a des communautés chinoises de différentes tailles. Pourtant, dans n’importe quel pays, elles gardent, pour la plupart, profil-bas, et on ne les entend pas souvent dans les médias. Bien connus pour leur éthique du travail, les immigrants chinois ouvrent des petits commerces, travaillent pendant les fins de semaine, ne prennent pas de vacances : ils font tout ce qu’ils peuvent pour offrir le meilleur avenir possible à leurs enfants. Malgré leur présence importante dans certaines régions du monde, surtout en Amérique du Nord, les Chinois ne sont jamais très visibles sur la scène politique.
Beaucoup d’Américains et de Canadiens d’origine chinoise de la “deuxième génération” s’occupent de ce problème. Ils trouvent le stéréotype de “minorité modèle” (parler peu, travailler fort, être bon étudiant) problématique et ils pensent que les Chinois (ou les Asiatiques en général) ont autant à dire que les autres groupes qui forment la société. Seulement, leur voix n’est pas entendue.
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Daphné prend le micro:

Après avoir rencontré différentes personnes lors de la Journée internationale d’histoires de vie, le 16 mai dernier, je me suis moi aussi questionnée sur mes premiers souvenirs du Quartier chinois de Montréal. Bien que j’aie de vagues impressions d’enfance du quartier, de ses couleurs et ses odeurs, à ma grande surprise, mes premiers souvenirs clairs sont récents, six ou sept années tout au plus. Ils remontent plus précisément au temps où j’étais étudiante en études est-asiatiques à l’Université de Montréal (2002-2004) et où j’ai commencé à fréquenter périodiquement les restaurants et boutiques du quartier.
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